Stage à Austin

Présentation

Ce mini-site présente mon voyage aux États-Unis au cours de l'été 2008. Je l'ai mis à jour régulièrement pour tenir au courant mes parents, amis et professeurs de mes activités à Austin.

Été 2008

Mardi 24 juin

Nous sommes bien arrivés à Taos où nous avons été accueillis par Dan. Il fait très chaud !

Le trajet en bus de l'aéroport au campus de fait facilement et sans encombres.

Mercredi 25 juin

Nous avons fait les démarches administratives aujourd'hui et nous commencerons à travailler demain.

Il fallait payer la totalité du logement (812 $ pour 2 mois) aujourd'hui. J'ai pu retirer de l'argent à un guichet Bank of America (faciles à trouver), donc il ne devrait pas y avoir de frais supplémentaires.

Le papier d'InterMutual Assistance convient très bien pour le bureau international (ISSS).

Le campus est immense et il y a beaucoup d'écureuils pas très craintifs et des oiseaux inhabituels. Il fait très chaud : crème solaire + casquette + lunettes + sandales ! Heureusement, on peut boire dans certains bâtiments.

Nous attendons nos cartes d'étudiant pour pouvoir aller à la piscine.

Notre laboratoire : le bâtiment ECE. Un écureuil du campus. Un oiseau du campus.

Jeudi 26 juin

Nous avons rencontré le Dr Mack Grady et il nous a fait visiter le laboratoire d'électrotechnique. Nous allons travailler sur les estimations de rendement maximum pour les panneaux solaires. Il s'agira de comparer les données théoriques à celles obtenues avec les panneaux solaires se trouvant sur le toit du laboratoire.

Nous avons pu avoir l'accès illimité aux équipements sportifs. Nous sommes donc allés ce soir dans l'une des 3 piscines à ciel ouvert et nous comptons bien y retourner tous les jours ! Les autres étudiants de Centrale arrivent vendredi et Mme Zimmerman nous invite tous à un barbecue samedi.

Taos est un peu étrange car tenu principalement par des étudiants. Ce n'est pas en très bon état, plutôt du bricolage car les travaux sont faits par les étudiants. On ne nous a pas encore affecté nos tâches, mais ça ne va pas tarder. Le logement semble plutôt sûr car certains laissent leur porte ouverte avec leur ordinateur à l'intérieur. Nous préférons fermer notre porte à clé ainsi que celle de la salle de bain, partagée avec une autre chambre. J'ai pu discuter avec d'autres étudiants dont deux de Centrale qui font leur double diplôme ici.

La chambre, à Taos. La chambre, à Taos.

Dimanche 29 juin

Les autres français sont arrivés hier soir à Taos (la maison étudiante dans laquelle on habite), mais ils n'ont eu leurs bagages que ce matin, car ceux-ci s'étaient perdus lors du changement d'avion !

On a eu une journée tranquille : billard, baby-foot, deux promenades et un restaurant offert par l'université (avec Mme Zimmerman). On a pu goûter la cuisine texane : boeuf et porc façon barbecue, haricots rouges et épis de maïs. Pas mauvais !

Nous sommes allés nous promener dans le "downtown" d'Austin où nous avons vu le Capitole de nuit.

Taos, la maison étudiante où nous logeons. La tour du campus de nuit. Le Capitole de nuit.

Mardi 1er juillet

Nous continuons à travailler avec le Dr Mack Grady sur les capteurs de rayonnement solaire. Les horaires sont plutôt cool : 15h à 17h ! Ça nous laisse le temps de nous promener. J'ai pu voir encore des écureuils et un geai bleu ainsi que le super stade des Texas Longhorns (joueurs locaux de football américain).

Ce soir, tous les français étaient à la piscine et nous avons joué au water-volley avec des américains.

Nous prévoyons d'aller tous ensemble visiter la Nouvelle-Orléans.

Le stade des Texas Longhorns. La piscine du campus. Un geai bleu sur le campus.

Lundi 7 juillet

Je n'ai pas pu profiter des animations du 4 juillet (Independance Day), mais nous avons passé le week-end de trois jours à la Nouvelle-Orléans !

Nous avons loué deux voitures et franchi les 800 km qui nous séparaient de la ville. Le trajet était facilité par les boîtes automatiques et les régulateurs de vitesse : on n'a plus que le volant à tourner !

Là, nous avons pu découvrir le Mississippi et ses steamboats (bateaux à vapeur), le quartier français, son architecture, ses restaurants et son ambiance de jazz. Le climat est encore plus chaud et humide qu'à Austin. Il a plu pas mal de fois en 3 jours.

On nous avait conseillé un hôtel pas cher (10 $ la nuit !) qui convenait bien et qui n'était pas très loin du centre-ville. Le premier soir, le restaurant était excellent : musiciens de jazz et différents plats locaux (calamar, crevettes, poulet)... là aussi pour 10 $ (le même prix qu'un fast-food, mais mille fois meilleur !). Le second soir, le restaurant n'égalait pas le premier, mais nous avons goûté les spécialités : jambalaya (riz créole) et viande de porc.

Nous avons aussi visité les marécages (bayous) en bateau et vu des alligators, des hérons et aigrettes, beaucoup de moustiques et même un raton-laveur. Avant de partir, la dernière visite était celle des plantations : les exploitations tenues par des francophones (les Créoles) où était cultivée la canne à sucre. Il reste encore des maisons d'époque, où vivaient les familles européennes et les esclaves. La visite était guidée et très bien expliquée.

Bref, un week-end inoubliable ! Pour la suite, Mme Zimmerman nous a parlé d'un de ses amis qui pourrait nous inviter dans son ranch... à suivre !

Steamboat sur le Mississippi. La Nouvelle-Orléans. Un héron dans le bayou. Un alligator dans le bayou. Maison créole. Maisons des esclaves.

Jeudi 10 juillet

On nous a affecté nos labour tasks (travaux d'intérêt général) hier : pour moi, il s'agit de faire la vaisselle deux fois par semaine et de nettoyer une fois par semaine le coin télé et le garde-manger. Ce n'est pas trop désagréable, même pour passer le balai dans le réfrigérateur (un très grand, on pourrait rentrer à 10 dedans !) et dans le freezer (la chambre froide !). L'ambiance est bonne et pendant la vaisselle, on met la musique à fond sur l'ordinateur de la cuisine (si, si !). D'autres sont chargés des repas.

En ce qui concerne la travail en laboratoire, Thomas et moi faisons de l'électronique et de la programmation sur un "logger", un automate programmable qui enregistre et traite les données des capteurs solaires. Je manipule donc à nouveau les fer à souder, LEDs et résistances après avoir fait les calculs d'intensité et de diviseurs de tension. J'apprécie ! Le Dr Grady nous laisse libres de nos horaires et a mis beaucoup de matériel à notre disposition. Nous travaillons donc un jour sur deux à l'atelier d'électronique et les autres jours à Taos (traitement des données des capteurs dans un tableur, à raison de 5 valeurs toutes les 5 minutes, tous les jours des 3 dernières années !).

Il est temps de faire la vaisselle ! Notre salle de TP d'électrotechnique. Nos capteurs solaires.

Dimanche 13 juillet

Les visites continuent : Austin est le foyer d'un million et demi de chauves-souris, qui vivent toutes sous un pont proche du centre-ville. Tous les soirs, elles sortent toutes ensemble pour chasser, ce qui attire 100 000 touristes par an ! J'y suis moi-même allé deux fois pour essayer de les photographier. C'est assez difficile (c'est juste après le coucher du Soleil) et je pense y retourner encore.

Dans l'après-midi, des Américains nous ont emmené dans un parc naturel, à un peu plus d'une heure de voiture : Pedernales Falls. C'était magnifique ! Il faisait extrêmement chaud mais nous avons pu nous baigner dans la rivière et admirer des petits lacs naturels ainsi que des lézards et des biches.

Nuage de chauve-souris. La rivière à Pedernales Falls. Lézard à Pedernales Falls. Lacs naturels à Pedernales Falls. Lacs naturels à Pedernales Falls. Urubu à tête rouge à Pedernales Falls Biches à Pedernales Falls

Dimanche 20 juillet

J'ai passé la journée d'hier à San Antonio (Texas), à environ une heure et demi de voiture d'Austin. Le voyage était organisé par le bureau international. On était assez nombreux (3 cars). Les autres français ont préféré y aller aujourd'hui par leurs propres moyens.

Nous avons pu visiter l'Institute of Texan Cultures, qui présente les cultures des différentes vagues d'immigration au Texas (Espagnols, Français, Allemands, Japonais...) ainsi que les civilisations locales à travers les âges. C'était très intéressant, mais trop rapide (un peu plus d'une heure dans le musée). Nous avons ensuite déjeuné dans le marché mexicain : au menu : des tacos (sortes de crêpes de maïs remplies de viande et de légumes).

L'après-midi était consacrée à une visite libre de l'Alamo, célèbre lieu du siège de 200 révolutionnaires texans (dont David Crockett) par le général mexicain Antonio Lopez de Santa Anna en 1836. Le bâtiment encore visible est l'ancienne église, transformée en mémorial en l'honneur de ces texans morts pour leur liberté. Il faudra que je revoie le film (qui n'a pas été tourné là : c'est en plein centre-ville, mais dans une reproduction de l'Alamo, à Brackettville, Texas). Nous avons fini la journée par une marche sur le River Walk, une promenade le long de canaux, toujours dans le centre-ville. C'est ombragé, fleuri et bordé d'un nombre impressionnant de restaurants.

Il fait toujours aussi chaud (entre 30 et 36°C d'après la météo) et il n'a pas plu cette semaine. Je bronze. Pas de tempête ni de cyclone en vue.

Le travail au laboratoire est très agréable : le Dr Grady nous donne du travail et nous laisse nous organiser pour le réaliser (nous avons enfin obtenu les clés de l'atelier). Il s'agit de mettre en place un nouveau système pour mesurer la puissance réellement délivrée par le panneau solaire. Nous utilisons un circuit électronique de sa conception et devons améliorer un programme qui enregistre et traite les mesures réalisées en temps réel. Les résultats sont très variables d'un jour à l'autre, car il y a beaucoup de nuages !

J'espère que nous allons programmer un voyage à Houston dans les prochaines semaines.

Maison dans le musée. Musiciens devant un restaurant mexicain. La façade de l'Alamo. Le River Walk.

Jeudi 24 juillet

À la une ce matin : "State prepared for hurricane !". Même si l'ouragan/cyclone Dolly ne devrait toucher que l'extrême Sud du Texas, on a quand même eu un changement de temps très important aujourd'hui.

Il n'a pas trop plu ce matin et j'en ai profité pour aller à Mayfield Preserve, un parc proche du Colorado River où j'ai vu des paons et des fleurs de nénuphars. Cette après-midi et ce soir, en revanche, le temps est gris et humide, pas vraiment adapté pour aller à la piscine. J'en profite pour travailler à mon site web et retoucher mes photos.

Voici aussi une photo de la gare d'Austin, étonnamment petite pour une telle ville, mais les transports ferroviaires pour les voyageurs ne sont pas tellement développés aux États-Unis. J'ai déjà aperçu plusieurs trains de marchandises et j'espère en photographier bientôt.

Paon à Mayfield Preserve. Nénuphar à Mayfield Preserve. La gare d'Austin.

Lundi 28 juillet

Le changement de temps de jeudi n'a pas duré et le temps est à nouveau ensoleillé et très chaud.

Très bon week-end de vacances : samedi, j'étais invité avec Daniel (autre Français de Centrale) à une fête donnée par l'église baptiste. C'est là que vont la plupart des étudiants étrangers à Austin (80% d'Asiatiques). C'était très sympa : repas en commun puis divers jeux en équipes : canoë et mimes. Mon équipe est arrivée première aux deux courses de canoë et a gagné un repas gratuit pour le dimanche !

Nous avons fini la soirée de samedi dans un restaurant, Outback Steakhouse, où nous avons mangé du très bon bœuf, tendre et bien cuit, accompagné de riz, de frites et bien sûr de Coca-Cola avec "unlimited refill" (le serveur vient chercher les verres pour les remplir à nouveau dès qu'il sont vides). On s'en est sortis pour 18 $ (12 €) le repas tout compris.

Le dimanche matin, étude biblique (réflexion sur le mariage à partir de l'Ancien Testament) puis ""messe"" avec l'église baptiste. Je mets deux paires de guillemets à messe car ça s'est résumé à une homélie faite par un pasteur en smoking et un chant. Pas de communion. On m'a dit que c'était seulement une fois par mois, pour les grandes occasions. Le plus surprenant est l'étalement de richesses : l'église ressemble à une salle de concert parisienne, avec ses deux étages. L'équipement intérieur est extrêmement onéreux : caméras de télévision, piano à queue... ils nous ont offert des Bibles et le repas dans un restaurant chinois à côté de Taos. On m'a expliqué que de riches américains donnaient 10% de leur salaire à leur église, d'où leurs moyens importants. Ça manque quand même d'humilité et de sobriété.

La journée s'est terminée par un coucher de Soleil sur le Lake Austin.

À l'Outback Steakhouse (Maxime, Thomas, Daniel et moi). Coucher de Soleil sur le Lake Austin.

Lundi 4 août

La fin de semaine dernière était plutôt tranquille et j'ai pu aller voir Wall-E au cinéma avec Thomas, génial, aussi bon que Ratatouille ! Je me suis aussi promené dans les jardins botaniques d'Austin, qui sont très beaux, avec de nombreuses espèces de plantes, locales ou non.

Samedi, j'ai visité le Texas State Capitole. Il y avait énormément de monde et les visites sont commentées et gratuites. L'intérieur est impressionnant, avec une immense coupole qui culmine à 95m. Il est surmonté de la déesse de la Liberté.

Le soir, je suis allé à la 6th Street avec les autres Français. C'est une rue qui ne contient presque que des bars, qui se transforment le soir en boîtes de nuit. La rue est alors fermée à la circulation et sécurisée par de nombreuses voitures de police. Nous avons pu danser jusqu'à plus de 2h du matin et rentrer en bus ensuite.

La journée d'hier était ensuite plus tranquille et nous nous sommes réunis ce soir pour commencer le travail demandé par Mme Wignacourt : photos de groupe et des laboratoires, retours d'expérience personnels et collectifs, poster...

Quant au travail au laboratoire, il continue et nous avons presque fini ce qu'a demandé le Dr Grady. Notre circuit de mesure de puissance fonctionne et sera opérationnel (sur le toit) avant la fin de la semaine.

Les jardins botaniques. Fleur aux jardins botaniques. Le Texas State Capitole. Chambre des Représentants au State Capitole. La coupole du State Capitole.

Lundi 11 août

La semaine dernière était assez tranquille. Nous avons fini notre travail (circuit de mesure + programme) et il ne nous reste plus qu'à placer le tout sur le toit, avec les panneaux solaires. Le Dr Grady est très content.

Je me suis acheté un T-shirt University of Texas, avec le logo des Texas Longhorn (joueurs locaux de football américain).

J'ai passé la soirée d'hier à The Oasis, avec deux autres jeunes de Taos. L'endroit est impressionnant : il s'agit d'un bar/restaurant au sommet d'une falaise surplombant le Lake Travis (lac de retenue sur le Colorado River). De là, on a une vue à 180° sur le coucher de Soleil. C'est magnifique ! Le bar lui-même est très agréable et animé par des musiciens qui jouent des morceaux latinos et donnent des cours de danse.

Je suis aussi les jeux olympiques. C'est intéressant d'en discuter avec les Coréens, Américains et surtout Chinois de Taos.

Aujourd'hui, promenade seul au Lago Vista, à deux heures de bus de Taos (le point le plus loin atteignable par bus depuis Austin). Un peu loin, mais au moins, j'ai pu voir un paysage différent de celui du centre ville : là, le relief est plus accidenté. C'est très sec et la végétation fait penser à celle de la Méditerranée. Les environs du lac sont très calmes et j'ai encore vu des biches.

Le voyage à Houston ne se fera probablement pas : je suis visiblement le seul intéressé par le NASA Space Museum et on nous à dit que la ville n'était pas intéressante. Dommage.

Une partie de notre travail. Le Lake Travis vu depuis The Oasis. Le Lago Vista. Biches près du Lago Vista.

Mercredi 20 août

Je ne suis finalement pas parti au Road trip. Je résume la situation : il y a quelques jours, on m'a proposé de partir en Californie en voiture en passant par le Grand Canyon et Las Vegas. Le problème était que les dates ne concordaient pas avec ma date de retour. Je suis donc allé à l'aéroport pour demander combien coûtait le déplacement du vol (100€). Je trouvais ce prix raisonnable pour passer 9 jours à visiter l'Ouest des États-Unis. Gill, qui organisait le voyage, m'a dit jeudi soir qu'il restait une place pour moi dans sa voiture. J'ai donc fait toutes les démarches auprès de Taos et du Dr Grady pour pouvoir finir mon stage vendredi et quitter Taos. Je suis ensuite allé à l'aéroport vendredi pour changer effectivement mon billet puis je suis rentré à Taos pour finir ma valise. J'ai alors annoncé à Gill que je pouvais définitivement venir et il m'a répondu que finalement, il n'y avait plus de place dans la voiture. J'ai eu beau insister et lui expliquer mon cas, ça n'a servi à rien et ils sont partis sans moi. Continental Airlines refuse de re-changer mon billet sans me faire payer une nouvelle fois.

Je vais donc essayer de profiter au mieux de ces quelques jours en plus ici, mais je suis vraiment dégoûté de ce qui s'est passé. J'ai fait tout mon possible pour participer à ce voyage et ça a échoué au dernier moment...

Je continue à me promener à Austin. J'ai pu voir le barrage du Lake Austin et photographier un tatou. Ce matin, lever de Soleil au Mount Burnello. On n'a pas pu voir le Soleil, pour cause de nuages, car le temps est gris et pluvieux depuis le 15 août. J'ai quand même pu prendre de belles photos du Colorado River et des luxueuses villas qui le bordent.

Le barrage du Lake Austin. Un tatou près du Lake Austin. Le Colorado River au Mount Burnello. Le Colorado River au Mount Burnello.

Dimanche 24 août

Nous logeons toujours à Taos, sur des matelas dans les chambres d'autres personnes car tous les contrats devaient se terminer le 19. Ça fait plutôt vacances de dormir par terre. Nous payons 10 $ par jour. Ça en coûterait 35 si nous avions nos chambres à nous.

Taos est en pleine transition entre les nouveaux arrivants et ceux qui s'en vont. Les cours commencent mercredi pour les Américains. Par conséquent, pas de labour, mais pas de repas préparés non-plus. On se débrouille avec ce qu'il reste dans les réfrigérateurs.

Jeudi, nous avions une réception avec Mme Zimmerman. Tous les Français étaient là (stagiaires et double-diplômes nouveaux et en cours). Nous avons remercié nos tuteurs de stage et ceux qui nous ont accueilli.

Vendredi, inauguration de Super-Co-op, un nouveau bâtiment où vont loger certaines personnes de Taos et de nombreux autres étudiants. Assez impressionnant.

Samedi tranquille et dimanche : centre-commercial de San Marcos (immense, mais pratiquement que des magasins de vêtements) puis The Oasis. Un Chinois, Boyi, nous a gentillement conduit et nous avons passé une très bonne soirée.

Photo de groupe. Inauguration de Super-Co-op. Centre commercial de San Marcos. Coucher de Soleil au restaurant The Oasis.

Retour sur les connaissances acquises

Extrait de mon rapport d'activité professionnalisante à Melle Catsiapis.

Ce stage, en plus d'avoir fait évoluer mon point de vue sur la recherche, sur son organisation et ses méthodes de travail, m'a apporté un grand nombre de connaissances et de capacités qui me seront plus qu'utiles dès à présent et dans ma future vie professionnelle.

Tout d'abord, j'ai pu constater une plus grande aisance dans l'emploi de la langue anglaise. Il m'est maintenant bien plus facile de prendre la parole et de me faire comprendre en anglais, ainsi que de comprendre une conversation. Même si j'ai l'habitude de regarder des films en anglais, la pratique réelle est assez différente, surtout si l'on tient compte de l'accent texan. En plus de cette fluidité, j'ai acquis du vocabulaire typique du langage oral, des salutations aux expressions qui ne se rencontrent pas dans les textes voire qui sont spécifiques à l'anglais américain.

Passionné par l'informatique, j'ai eu le plaisir de découvrir la programmation pour l'informatique embarquée. Développer un programme pour un dispositif embarqué est assez différent de la programmation classique, car même si les principes sont les mêmes, les enjeux et les modalités diffèrent. Les dataloggers n'ayant pas une architecture interne comparables à celle des ordinateurs habituels. Les instructions doivent donc être divisées différemment pour être plus faciles à exécuter par la machine. Le travail du programmeur est ainsi plus complexe puisque le langage que nous utilisions se résumait à une suite d'instructions représentées par des numéros qui mettaient en relation des variables mémoires représentées par d'autres numéros. Le logiciel de développement nous aidait peu dans notre tache, en affichant simplement la signification de ce que nous écrivions, mais sans l'interpréter.

D'autre part, ma connaissance de la technologie des panneaux solaires est aujourd'hui bien meilleure. Je comprends à présent certains des enjeux liés à la mise en place d'une telle source d'énergie, en particulier pour la partie que j'ai étudiée, à savoir la mesure de la puissance disponible. Ces connaissances me seront peut-être essentielles plus tard, car les énergies, et en particulier les énergies renouvelables, sont l'un des domaines technologiques dans lesquels j'envisage de faire carrière.

J'ai aussi progressé en électronique, que je connais depuis d'assez nombreuses années, puisque je pratiquais cette activité personnellement à la fin de l'école primaire et au collège, comme loisir, avec mon père. J'ai perdu cette habitude en entrant au lycée, par manque de temps, ce qui est regrettable, car l'essentiel des connaissances théoriques m'ont été enseignées depuis, en Classes Préparatoires et en première année à l'École Centrale. Je n'avais pas pu réellement les mettre en pratique (c'est-à-dire réaliser moi-même des circuits) avant ce stage, car en TD, les circuits sont déjà prêts et il nous suffit de les étudier, ce qui ne nous apprend pas à en construire nous-mêmes. C'est chose faite.

Un autre point qui me semble particulièrement important, même s'il ne constitue pas une connaissance en lui-même, concerne l'aspect relationnel. La résidence dans laquelle vivent les Centraliens nous incite, par son équipement individuel, à cuisiner et manger seul, ou par très petits groupes. À l'inverse, à Taos, chacun est responsable et dépend des autres, que ce soit pour le ménage des parties communes ou pour la préparation des repas et le lavage de la vaisselle. Cela nous a tous conduit à vivre réellement en collectivité et à découvrir davantage les autres en s'ouvrant à eux. J'ai ainsi pu discuter avec plus de gens d'une autre nationalité (principalement des Chinois, Coréens et Mexicains, en plus des Texans) que la mienne en deux mois qu'en 10 mois passés à Centrale, non-pas par manque d'élèves étrangers à Centrale, mais parce que le mode de vie est simplement différent. Un autre critère est le domaine d'activité des étudiants, très varié à Taos puisque tous les étudiants viennent de départements différents de UT alors que tous les résidents ici étudient à Centrale et assistent donc aux mêmes cours : nous avons donc moins à apprendre les uns des autres de ce point de vue là.

Enfin, j'ai été heureux de découvrir un grand nombre d'aspects de la culture américaine. J'ai visité deux musées détaillant l'histoire texane, admiré la richesse et les moyens consacré aux bâtiments et institutions publiques et profité de la gratuité des transports en commun (pour les étudiants) pour me promener dans de nombreux endroits d'Austin, comme les barrages du Colorado River, les zones pavillonnaires et entre les buildings du downtown. La gentillesse des Américains et des autres étudiants m'a permis de vivre des moments inoubliables et de voyager dans des lieux d'exception. J'espère avoir un jour l'occasion d'y retourner et de revoir les personnes qui m'ont accueilli. Certains ont l'intention de visiter la France et ont promis de me contacter s'ils viennent.

Retour d'expérience

Résultat d'un travail demandé par Mme Wignacourt sur notre expérience acquise.

Version en français

Mon stage s'est déroulé dans le laboratoire d'électrotechnique. J'y ai réalisé, avec un autre Centralien de Lille, un dispositif permettant de mesurer régulièrement la puissance maximale délivrée par un panneau solaire. Ce système se compose d'un circuit de puissance et d'un organe programmable pour l'enregistrement et la diffusion des données sur Internet.

Si la réalisation pratique de ce projet m'a d'abord semblé être du « bricolage », car nous testions différentes solutions sans savoir vraiment laquelle choisir, j'ai ensuite compris l'enjeu supplémentaire propre à notre mission. Nous devions en effet concevoir le système le plus fiable possible, car destiné à fonctionner dans un désert, à 600 km du laboratoire ! Dans ce contexte, la simplicité et l'efficacité du montage étaient des contraintes essentielles, le coût d'un déplacement pour une réparation étant immense par rapport à celui du circuit.

J'ai pu noter d'autre part l'étonnante adéquation entre les compétences dont nous avions besoin et celles que nous ont apportées les Classes Préparatoires aux Grandes Écoles et la formation en école d'ingénieur, particulièrement en électronique. N'ayant jamais vraiment envisagé une carrière dans la recherche, par méconnaissance de ce domaine, je ne pensais pas avoir un jour à concevoir des montages utilisant des amplificateurs opérationnels ou des MOSFET. Je m'étais trompé...

Ce stage m'a donc permis de faire évoluer mon point de vue sur la recherche, qui me plaît davantage aujourd'hui, par sa demande de solutions originales et innovantes à des problèmes très variés. J'ai également pu compléter mes connaissances en électronique et découvrir une application pratique de l'informatique embarquée. J'ai donc l'intention de renouveler cette expérience en orientant mes futures demandes de stage vers des services de Recherche et Développement, cette fois-ci en entreprise, pour apprendre à connaître davantage encore ce domaine et mieux cerner l'étendue de ses enjeux.

Enfin, cette expérience professionnelle aurait été incomplète sans la découverte de la culture et du mode de vie américains dans lesquels j'ai été en immersion pendant deux mois. J'ai pu visiter un grand nombre de parcs et de lieux intéressants, grâce à la gratuité des transports en commun à Austin pour les étudiants de UT. La vie sur le campus était aussi très agréable en raison de la qualité et de la quantité des équipements sportifs.

Version en anglais

My internship took place in the Electrical and Computer Engineering department. There, with another student from École Centrale de Lille, I created a circuit meant to measure the maximum power a solar panel could deliver at a certain time. This system is composed of a power circuit and a programmable device, called datalogger, to record the data and make it available from the Internet.

Although the achievement of this project first seemed like “DIY” to me, because we were trying different solutions without knowing which one to choose, I later understood the challenge of our own mission. We actually had to design the most reliable circuit, since it was intended to function in a desert 600 kilometers from the laboratory. In this case, the simplicity and efficiency of the circuit were very important constraints, since a trip for repairing is far more expensive than the circuit itself.

I could also notice the surprising adequacy between the skills required for this work and the one we had acquired during the Classes Préparatoires aux Grandes Écoles and in our School of Engineering, especially in electronics. I had never thought of a research career, because I didn't know much about it, and I had therefore never imagined that I would have to design circuits using operational amplifiers or MOSFETs. I was mistaken.

This internship has thus made my opinion about research evolve, and thus I like this field better than before, because of its need for original and innovative solutions to various problems. I have also been able to improve my knowledge in electronics and discover embedded informatics. Consequently, I would like to renew an experience like this one, orienting my seek for future internships towards the Research & Development services, this time in companies, to learn even more about research and its challenges.

Finally, this experience would have been incomplete without the discovery of the United States, its culture and its way of life, in which I was immersed for two months. I could visit a lot of parks and places of interest, making advantage of the free public transport for UT students in Austin. Campus life also was very pleasant for the quality and quantity of sports equipments.

© 2008-2018 Pierre-Yves Guerder